VOLUME 4

FAIRE TRADUIRE SOUVENT, OU BEAUCOUP ET AVEC METHODE

Chapitre 6 - Savoir de quoi il en retourne - Ne pas avoir l'air d'un Martien sur la planète Traduction


5. Comprendre la tarification

5.1 calibrage de la quantité de traduction/de travail

5.1.2 Volume de la traduction

La tarification peut également s'établir en fonction du volume de la traduction. Les unités décomptées sont toujours les mêmes (mot, page, ligne, feuillet, etc.) mais elles le sont dans la traduction et non plus dans l'original. On dit alors que le traducteur facture au mot-cible, à la ligne-cible, à la page-cible, au feuillet-cible, à la minute-cible, à l'idéogramme-cible, et ainsi de suite.

On multiplie alors le volume du matériau à traduire (volume-source) par un coefficient dit de " foisonnement " pour obtenir le volume-cible prévisionnel - puisque le volume effectif de la traduction ne peut pas être connu avant qu'elle soit terminée.
Cette pratique est justifiée par le fait que le passage de certaines langues (comme l'allemand) à d'autres langues (comme le français) provoque une augmentation du nombre de mots ou de lignes. L'argument vaut ce qu'il vaut. Il est sans nul doute aussi simple de conserver la mesure " objective " du volume du ma-tériau à traiter et de définir un tarif qui prenne en compte la particularité de chaque paire de langues.

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